En ce moment, Luc et moi nous amusons
avec Cappuccino (enfin je m’amuse — lui bosse
vraiment dessus). Ceux qui me connaissent le savent bien : Cappuccino
est un de mes dada, une vraie chouette technologie qui permet de faire
des applications Web bluffantes.
Dernière démo en date qui m’est tombé dessus :
almost.at. Un service encore en bêta,
apparemment, qui agrège différentes sources de données sur les
événements récents (Twitters, flux vidéos, sites d’actualités, etc.)
Techniquement, c’est la grosse claque. Le layout est robuste malgré sa
complexité. La timeline en bas est probablement dessinée à la main avec
les API smili-Quartz de Cappuccino. Les données se filtrent et se
mettent à jour en temps réel.
Maintenant, rappelez-vous : ceci est une appli Web ; à l’intérieur, très
profond, il n’y a rien du Javascript et du CSS. Et pourtant, on fait du
tracé custom, du relayout à la volée — oh, et aussi, normalement c’est
compatible IE6. Bref, la tuerie. Cappuccino, c’est le bien.
Et hop, un site pratique au nom autoexplicatif dans mes marque-pages :
downforeveryoneorjustme.com. On
peut difficilement faire plus simple.
CastingStage sur
Softpedia ?
Houlà, faudrait voir à y aller mollo : ça reste de la pré-alpha, quand
même !
Et moi qui voulait complètement retravailler l’interface en implémentant
un Inspecteur plutôt que des panneaux…
Les
membres de l’association L.I.R.E., après
une lutte épique avec l’Internet togolais, ont réussi à nous faire
parvenir des documents et des ressources pour mettre à jour le site web
de l’association. Nous avons donc pu poster trois nouveaux billets,
documentant les activités de ces derniers
mois - and there was
much rejoicing.
Oh, et une volontaire belge va partir les rejoindre en mars, ce qui me
réjouit beaucoup. D’ailleurs, si vous connaissez des gens qu’un
volontariat au
Togo serait
susceptible d’intéresser, faites circuler l’information !
Lu aujourd’hui dans 20 minutes, un entretien avec Chantal Jouanno, chef
de file UMP à Paris pour les élections régionales :
Je veux créer des « ambulances vertes », des conseillers en
environnement intérieur qui se déplaceraient chez les particuliers
pour les conseiller. Lorsque vous avez un enfant allergique ou que
vous êtes sensible aux ondes électromagnétiques, par exemple.
Ah oui. Un élu qui nous parle de ça. Alors rappelons deux faits en ce
qui concerne la sensibilité aux ondes électromagnétiques.
- Les symptômes (nausées, maux de têtes, etc) sont attestés comme
réels. Ce n’est pas inventé : les gens les ressentent vraiment, et
c’est pénible.
- Aucune personne se prétendant sensible aux ondes électromagnétiques
n’a jamais pu détecter à l’aveugle si un appareil ou une antenne
était en train d’émettre des ondes ou pas. Malgré études, tests
médicaux, et tout : personne, jamais.
Comme le rappelle Wikipedia, “L’Organisation mondiale de la santé (OMS)
considère qu’il n’y a pas d’éléments scientifiques qui permettraient
d’appuyer l’affirmation que la sensibilité électromagnétique soit
réellement causée par les champs électromagnétiques, et non par des
troubles psychologiques.”
À rapporter à cette histoire
récente :
les habitants d’une ville d’Afrique du Sud se plaignant d’une grande
antenne à côté de chez eux (migraines, exéma, troubles digestif et du
sommeil), qui ont demandé à ce qu’on en interrompe le fonctionnement.
Surprise : l’antenne était déjà coupée depuis six semaines.
Je ne dis pas qu’on ne prouvera jamais que certaines personnes sont
réellement sensibles aux ondes — juste, pour l’instant, on n’en a
trouvé aucune. Et je veux bien qu’on parle des symptômes, qui sont
réels. Mais simplement, on ne peut pas continuer à parler de “personnes
sensibles aux champs électromagnétiques” à tort et à travers, et
prétendre résoudre le problème en coupant ou en éloignant les antennes.
Le problème n’est manifestement pas les ondes en elles-même.