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vendredi 3 juillet 2009

Présentation de ma pomme

Qui suis-je ?

Je suis Pierre de La Morinerie, un passionné d'informatique et de tout un tas d'autres choses, actuellement en fin d'études à l'Institut Supérieur d'Electronique de Paris. Je suis un peu touche-à-tout, et adore expérimenter de nouvelles technologies.

Pour plus d'informations formelles, vous pouvez jeter un œil à mon CV.

Que sais-je ?

Du côté logiciel, après avoir fait mes premières armes avec RapidQ (souvenirs souvenirs), j'ai expérimenté le C++ et le Java, avant de découvrir C#, avec lequel j'ai pas mal travaillé, et qui reste mon langage de prédilection. Après mon retour sur Mac, tout en continuant à développer en .NET (merci les machines virtuelles), j'ai commencé à faire quelques bricoles en Python et en LISP ; j'ai également passé un certain temps à tester les fonctionnalités de Cocoa (et à apprendre l'Objective-C, qui est vraiment un chouette langage). En ce moment, je m'intéresse à Flex, et développe un logiciel d'apprentissage des langues anciennes avec une combinaison Flex/AIR.

Côté Web, j'ai fourbi mes armes avec les technologies standard : HTML, CSS, PHP, MySQL. J'ai passé beaucoup de temps à explorer les Frameworks PHP, puis à développer le mien — mais c'était avant de découvrir CakePHP, qui est une vraie merveille. J'ai aussi développé quelques bricoles en Javascript, en utilisant Prototype et script.aculo.us pour faire de jolies choses en AJAX. Enfin j'ai eu l'occasion de développer une grosse application en ASP.NET — mais c'est une technologie qui ne m'a décidément pas convaincu. Alors que Cappuccino, ça c'est quelque chose…

Qu'ai-je réalisé ?

Dans les grandes lignes : des formations, quelques gros projets, et quelques petits utilitaires.

En ce qui concerne les formations, j'ai donné pendant deux ans des cours internes pour les étudiants de la Junior Entreprise de l'ISEP. J'ai formé une centaine d'étudiants à PHP et à C#, en leur apprenant les bases et les éléments nécessaires pour qu'ils puissent aller plus loin seuls. J'ai également réalisé une introduction à la technologie Silverlight (qui, pour archive, a été filmée).

Dans les gros projets, il y a eu :

  • WinOSX : un pack permettant de customiser Windows XP en Mac OS X, programmé avec NSIS
  • PictbaseWeb, pour Daxium : Un logiciel de Data Asset Managment en ligne, développé en ASP.NET
  • ArghosViewer, pour Arghos Diffusion : Une visionneuse complète de documents PDF, en C# et C++ managé
  • Antigone : Un logiciel-support à l'apprentissage du grec ancien, développé en Flex/AIR

Et du côté des petits utilitaires, dont je ne suis pas moins fier :

  • iColorFolder : permet d'organiser les dossiers de Windows par couleur, et de changer les icônes des dossiers (en C#, puis C++/MFC)
  • SearchBar : une extension pour Thunderbird réorganisant les barres d'outils
  • WallpaperSeasonsSwitcher : un utilitaire en ligne de commande pour changer une série de fonds d'écrans en fonction de la saison (en C)
  • NewDocumentPlugIn : un plugin pour Mac OS X qui rajoute un menu "Nouveau document" au Finder

Et aussi…

Comme il n'y a pas que l'informatique dans la vie, voici ce à quoi j'ai pu également participer :

That's all folks !

Enfin, c'est tout pour ce que je mets ici — il y a tout le reste, évidemment… Mais c'est déjà pas mal.

NewDocumentPlugIn for Mac

NewDocumentPlugIn IconSome times ago, using Leopard, I got tired of having to open an application, create a new file, select where I want it to go, and close the application — just to create a damn new file. I mean, can't we just have a "New document" contextual menu, just as in Windows, Gnome, KDE, or any decent environment ? Mac users say that eventually, the need for it disappears — just as the need to have "folders first" in the Finder goes off with time and practice. Well, I must agree I can live without "folder first". But a "New document" menu is a requirement for me.

I didn't find anything on the Web : forum members are quicker to answer "that's the way OS X is made, get used to it" than suggesting a solution. I wasn't aware of NuFile at this time, and I wanted to learn how to create a plugin with CoreFoundation. So I made it myself.

NewDocumentPlugIn adds a "New document" contextual menu to the Finder. You can thus create easily new documents without opening the associated application. It is meant to be simple yet customizable : you can easily add your own templates, just drop an empty file of the wanted type in the "Templates" folder of the plugin. And it is localized in English and French: you can add localizations for the contextual menu labels and for the document names if wanted.

Filename highlighting exampleThe neat feature that I didn't see anywhere else is filename highlighting : when you create a new document, the document name is highlighted, in order to customize the name without superfluous keystroke (ensure that AppleScript GUI Scripting is enabled for this).

On the technical side, the plugin is written in C, using the CoreFoundation API — and some bits of Carbon for file manipulation. I could have integrated Cocoa code in there (easier to write and to maintain), but keeping it C-only reduce overheight. Guaranteed without memory leaks. Oh, and it uses AppleScript and GUI Scripting for the "filename highlighting" feature : there is some nice code to execute an AppleScript file from a Carbon program.

The plugin is hosted on Google Code and is Open-Source (MIT Licence). Please read it, recompile it, fork it, whatever you want.

Download NewDocumentPlugin (Mac OS 10.4 to 10.5, 700 Ko)
See the project page on GoogleCode

samedi 13 juin 2009

L'association LIRE recherche des volontaires !

Si certains d'entre vous ont suivi le blog que j'ai tenu pendant mon volontariat au Togo, vous vous souvenez sans doute de l'association LIRE, avec laquelle j'ai beaucoup travaillé, et qui vise à promouvoir la lecture au Togo. Avec cette association de professeurs togolais, nous avions mis en place toute sorte d'activité pour inciter les collégiens à la lecture : les emmener dans les bibliothèques de Kpalimé, organiser des recherches documentaires et des concours, apporter les livres de la bibliothèque ambulante dans les collèges trop éloignés de la ville…

En sept mois, nous avons eu le temps de faire beaucoup de choses, et de nous rendre compte que le projet est motivant, sérieux, tient la route, et surtout donne des résultats concrets : les élèves, progressivement, prennent l'habitude de lire — et croyez moi, il y en a besoin.

Pour continuer toutes ces activités, nous nous sommes dit, en quittant le Togo, que ces gens là auraient bien besoin d'autres volontaires, qui pourraient leur donner un coup de main. On en a beaucoup discuté avec les gens sur place, qui sont très demandeurs — et surtout motivés pour s'impliquer vraiment dans l'accueil de volontaires étrangers.

Bref, vous qui cherchez un projet de volontariat en Afrique, nous avons quelque chose pour vous ! Des gens sympathiques, un hébergement dans des familles, une belle occasion de découvrir l'Afrique et le Togo et de donner un coup de main. Et c'est supervisé par nous, volontaires qui en revenons tout juste, qui avons aidé à monter le projet là bas — enfin qui savons comment se passent les choses là bas.

Si vous n'êtes pas vraiment dans l'optique de partir en Afrique, là, comme ça (je sais, ça arrive), vous pouvez tout de même soutenir les activités de l'association LIRE, notamment dans le cadre du projet de parrainage-lecture : vous achetez quelques livres pour jeunes enfants (entre 3 et 8 ans) dans une libraire, et nous les transmettons à des volontaires européens au Togo qui les liront aux enfants de leur famille d'accueil. Nous avons déjà expérimenté ce projet dans notre famille-hôte, et c'est vraiment fantastique : là-bas, personne ne songe à faire la lecture aux enfants — et pourtant ils adorent ça, en redemandent, se mettent à faire semblant de lire eux-même… Ce contact avec les livres qui se développe très jeune leur manque vraiment, parce que ce n'est pas dans les habitudes des parents ; alors en plus de la joie immédiate des enfants lorsqu'on leur fait la lecture, c'est un bel investissement pour l'avenir.

N'hésitez pas à parler de cette association autour de vous — franchement, c'est un beau projet, et je vais travailler dessus encore un certain temps.

Association LIRE — Promotion de la lecture au Togo

mercredi 10 juin 2009

UML Fever

En ce moment, je baigne dans les frameworks. J'ai commencé depuis quelques semaines à coder Antigone (souvenez-vous, je vous en avais déjà parlé) ; le projet devenant trop complexe, j'ai finalement dû partir à la recherche d'un framework, et de bonnes techniques d'architecture logicielle. D'où grande piscine plein de design patterns, de découplage et de diagrammes.

Bref, je souffre de fièvre UML. Les cas graves, quand, en somnolant avant de s'endormir, on se surprend à comater : « non, je ne dois pas invoquer directement sleep(), il faut que je passe par mon contrôleur, où est-ce que j'ai mis mon contrôleur, bon sang… Ah, voilà, controller.sleep(), c'est mieux… »

UML Fever diagram

C'est dur. Quand tout cela sera passé, je songerais à vous parler de Mate, et du délicieux accent argentin de la développeuse qui fait les screencasts. En attendant, renseignez vous : il paraît que la fièvre UML pandémise parmi les développeurs. Méfiance.

dimanche 7 juin 2009

Musique

Bon, aujourd'hui, c'est officiel : j'achète des morceaux sur iTunes. Maintenant que les DRM à la noix ont (enfin !) disparus, ça commence à se tenir.

Et puis Graeme Allwright et Pierre Perret sont toujours vivants, quand même, et on peut espérer que leurs contrats stipulent que tout ne va pas dans la poche des majors, même pour des chansons vieilles de 30 ou 40 ans. Alors ça se fait d'acheter, plutôt que d'utiliser le bien pratique discutable Real Downloader ou l'indétectable légal contestable Freezer pour pomper les trucs depuis Deezer.

(En même temps, si même la SACEM dit qu'on peut…)

vendredi 29 mai 2009

Google Wave

Bon, tout le monde va sans doute en parler, mais jeter donc un œil à la présentation d'un nouveau service développé par Google : Google Wave.

L'idée est que le modèle du courriel, bien que très utilisé, est vieilissant : l'e-mail a bientôt 40 ans — et il se base sur le modèle du courrier papier, qui est encore un peu plus vieux :) Et donc les joyeux ingénieurs de Mountain View ont décidé de réinventer le courriel, en prenant en compte les technologies d'aujourd'hui. C'est assez impressionnant.

La technologie est Open-source, les API seront publics, et tout cela utilise HTML5 (déjà supporté par Firefox 3.5, téléchargez-le quand il sortira !). Bref, que du bonheur.

mardi 26 mai 2009

Free ouvre son réseau WiFi

Wouhouuu ! Free ouvre ses Freebox, comme chez Neuf !

Honnêtement, je n'ai pas grand chose de plus à dire que "c'est cool", mais… c'est *cool* !

lundi 25 mai 2009

De retour

Je suis de retour du Togo ! Le fil de ce blog va donc reprendre son déroulement normal.

Pour fêter cela, une petite chanson mignonne et sympathique, découverte dans l'avion de retour. Enjoy !


Découvrez Aldebert!

jeudi 2 avril 2009

Un bref aperçu de la loi HADOPI

Dans les milieux de geeks et d'informaticiens, on parle beaucoup en ce moment de la "loi HADOPI" — pour s'y opposer, la plupart du temps. Les informations et réactions commencent à atteindre le grand public, mais encore trop peu. Je voulais donc prendre le temps de rédiger une explication compréhensible de ce projet de loi, que vous sachiez en quoi cela vous concerne.

La loi HADOPI, qu'est-ce c'est ?

C'est pour l'instant un projet de loi, en préparation et en discussion devant l'Assemblée et le Sénat depuis plus d'un an. Il vise à créer une "Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet" (HADOPI), chargée de sanctionner les infractions au droit d'auteur (c'est à dire principalement le téléchargement illégal) sur Internet. La sanction préconisée serait la "riposte graduée".

La riposte graduée ?

La riposte graduée vise à sanctionner progressivement les infractions au droit d'auteur, afin de dissuader le téléchargement illégal. En soi, ce n'est pas une mauvaise idée c'est dans les modalités de mise en œuvre que cela se gâte.

Concrètement, L'HADOPI serait saisie par les représentants des ayants droit sur présomption d'infractions à leurs droits d'auteurs. Après enquête par recherche dans les données de connexion stockées par les fournisseurs d'accès (FAI), l'HADOPI enverrait des courriers menaçant les utilisateurs de sanctions. En cas de récidive, l'HADOPI ordonnerait leur déconnexion d'Internet sans possibilité de souscrire à un nouvel abonnement pour une durée allant jusqu'à 12 mois. Bien sûr, il faudrait continuer à payer son abonnement à Internet pendant cette période de suspension.

Alors on pourrait m'identifier en train de télécharger illégalement sur Internet ?

Pas vraiment — et c'est là un des problèmes. Sur Internet, on ne peut identifier que des réseaux, pas des utilisateurs. Concrètement, cela signifie que l'on peut identifier le titulaire d'un abonnement à Internet — mais rien de plus précis.

Par exemple, si dans une famille plusieurs personnes se partagent un abonnement à Internet, impossible de savoir quel ordinateur est incriminé — et encore moins quel utilisateur. De la même façon, dans une entreprise, l'HADOPI ne peut identifier que l'accès à Internet de l'entreprise, mais pas l'ordinateur ou l'employé en cause.

Pourtant, couper l'accès à Internet, c'est draconien.

Bien sûr. Internet fait aujourd'hui partie de notre vie courante, au même titre que le téléphone, et est devenu nécessaire pour maintenir le lien social. Le travail collaboratif, les services administratifs par Internet, la banque en ligne… tout cela devient impossible si l'on coupe votre accès à Internet. À l'heure où l'on parle du "droit à l'Internet haut-débit pour tous", et de réduction de la "fracture numérique", cette menace de suspension de l'abonnement est pour le moins incohérente.

D'autre part, cette sanction est extra-judiciaire : à aucun moment la justice n'est saisie, l'HADOPI a pouvoir sur la chaîne du début à la fin. Il suffit que les sociétés d'ayants-droit fasse une simple demande à l'HADOPI, et vos données personnelles de connexion à Internet seront scrutées et examinées. Auparavant, il fallait un dépôt de plainte et l'accord d'un juge pour que l'on puisse examiner ces données personnelles — et seules les enquêtes anti-terroristes pouvaient contourner la procédure. La protection du droit d'auteur serait placée sur le même plan extra-juridique que le terrorisme.

Bref, à la fois la sanction et le caractère extra-judiciaire de cette sanction sont disproportionnés.

Bon, mais si je le télécharge pas illégalement, je ne suis pas concerné ?

En fait si — et par plusieurs biais.

D'une part, plusieurs personnes se partagent souvent un même abonnement : il y a en gros un abonnement à Internet par foyer. Et c'est tout le foyer qui est pénalisé. Si le petit frère télécharge illégalement, adieu le dossier que la grande sœur doit rendre à l'école, adieu le télétravail de maman, adieu la déclaration d'impôt en ligne de la famille !

D'autre part, vous pouvez être pris pour un contrevenant par erreur. Car la méthode d'identification employée (l'adresse IP) n'est pas fiable : n'importe qui peut, par exemple, s'identifier sur Internet avec l'adresse IP de votre abonnement à Internet. Et si cette personne télécharge illégalement, c'est vous qui serez accusé. Des chercheurs américains ont ainsi réussi à faire accuser de téléchargement illégal deux imprimantes réseau.

Enfin, vous pouvez être victime de quelqu'un utilisant votre réseau à votre insu pour télécharger illégalement. Vous avez protégé votre réseau Wifi par un mot de passe facile à deviner ? Vous avez été infecté par un virus ? Dommage : en tant que titulaire de l'abonnement, la loi HADOPI stipule que vous êtres responsable de la sécurité de votre réseau (tant pis pour vous si vous n'êtes pas informaticien), et l'abonnement du foyer entier sera suspendu.

Donc la coupure est possible même si vous innocent. Cela dit, vous aurez quand même deux courriels d'avertissement (assortis, si l'HADOPI le décide, une lettre recommandée), avant que l'on ne suspende votre abonnement à Internet. Mais il ne sera pas facile d'y réagir : jamais ces messages ne comporteront le nom des fichiers ou œuvres incriminées, et les recours ne sont possible qu'à partir du deuxième avertissement (oui, vous avez bien lu : vous ne pouvez pas contester le premier avertissement avant d'en recevoir un second). Bref, vous avez intérêt à savoir quoi faire, et à le faire vite.

Tout cela est bien bancal… Et personne n'a rien dit ?

Bien sûr que si. Notamment, le Parlement Européen a voté à deux reprises (en moins de six mois) des articles de loi affirmant que "la suspension d'un abonnement à Internet dans un cadre extra-judiciaire est contraire aux droits de l'homme" — et ceci à la demande d'euro-députés français craignants les effets de l'HADOPI. Cela signifie que, portée devant une instance de justice européenne, la valeur juridique de la loi HADOPI serait nulle.

Après le vote de la première résolution, Christine Albanel, Ministre de la Culture, a rétorqué que les résolutions du Parlement Européen ne l'engageaient en rien : le gouvernement français allait passer outre, et advienne que pourra.

Les réactions contre cette loi sont également nombreuses en France : Jacques Attali ne décolère pas, les jeunes UMP lâchent leur parti… Et même dans le gouvernement, on murmure que oui, bien sûr, tout le monde sait qu'HADOPI est une clownerie monumentale — mais impossible de s'y opposer, l'ordre vient de plus haut…

Que va-t-il arriver si l'HADOPI est votée ?

La question principale est tout d'abord : quel sera l'efficacité sur le piratage ? Sans doute pas celle attendue.

Il est probable que seuls quelques lampistes et adolescents ignorants se feront prendre. Tous les autres se mettront rapidement à utiliser des techniques de contournement ou de cryptage, indécelables et très faciles à utiliser. Ces techniques se généraliseront en un rien de temps, et l'HADOPI ne pourra plus rien y faire.

Le problème, plus grave, est que les enquêtes sérieuses et nécessaires, comme l'anti-terrorisme, ne pourront plus rien faire non plus : si la majeure partie des communications devient fortement cryptée, les écoutes et les surveillances de courriels deviennent impossibles.

Prenons une analogie. Imaginez que l'on décide de mettre en place un système national de reconnaissance faciale : des caméras omniprésentes, qui analysent le visage des passants et signalent les délinquants recherchés. Mais le système est peu fiable, et envoie régulièrement en garde à vue des innocents — et toute leur famille avec.
Réaction : en quelques mois, tous les passants portent des cagoules. Le système devient inutile — mais pire, il est devenu impossible de filer quelqu'un dans la rue, ou d'exercer la plus élémentaire et légitime des surveillances. Est-ce cela que l'Etat veut ?

Accessoirement, comme le soulignait Daniel Glazman, "si ce projet passe, cela sera la première fois qu'officiellement [...] les communications privées des individus — et pas de quelques individus mais tout le monde — sont observées, écoutées, filtrées sans intervention judiciaire."

Parce qu'en plus, ce n'est pas efficace ?

Même pas ! Ce ne serait sans doute pas efficace pour diminuer le piratage, vu la simplicité des solutions de cryptage ou de contournement. Et cela ne ferait sans doute pas remonter les ventes de disques ou de DVD, qui souffrent de problèmes structurels bien plus importants (et puis il est difficile de vendre un produit en menaçant le client).

Enfin, la mise en place de cette loi, qui devrait coûter environ 100 millions d'euros au contribuable, ne rapportera pas un sou aux artistes — contrairement à Deezer, par exemple, qui reverse une partie des recettes publicitaires à la SACEM.

Comment en savoir plus ?

Les nombreux articles de Daniel Glazman à ce sujet sont variés et éclairants, et envisagent le problème sous ses différents angles. Sinon, le site de la Quadrature du Net, qui défend les usagers d'Internet, est une bonne source d'information.

Et si je veux faire quelque chose ?

Vous pouvez tout d'abord écrire à votre député : la Quadrature du Net propose une lettre-type et une liste des députés.

Vous pouvez également envoyer un courriel à Christine Albanel, Ministre de la Culture, exprimant votre point de vue : là encore, la Quadrature peut vous aider.

L'important est aussi de faire circuler l'information ! Prenez le temps d'expliquer les enjeux de cette loi à vos amis et à vos proches.

mardi 20 janvier 2009

Mais où suis-je ?

Si vous vous demandez où je suis, ce que je fais, et pourquoi ce blog n'est pas beaucoup mis à jour depuis trois mois, je vous invite sur www.lavaliseencarton.fr :j'y raconte la vie quotidienne d'un volontaire européen au Togo.

KZone reprendra son fonctionnement normal à mon retour du Togo, dans quatre mois environ. A bientôt !

mercredi 17 septembre 2008

Tester Chrome sous Linux ou Mac OS X avec Wine

Logo de ChromiumOn a beaucoup entendu parler de Chrome, le navigateur de Google, depuis sa sortie en version bêta il y a deux semaines. Interface sobre, moteur de rendu WebKit, mode incognito... et la promesse d'une future version multi-plateforme (ou au moins Windows/Mac/Linux).

Mais pour l'instant, niveau multi-plateforme, c'est le désert. Nada. Chrome est Open-Source, et peut donc être compilé librement — la version libre s'appelle Chromium. Chromium compile et se lance sans problèmes sous Windows, mais ne compile que quelques binaires de test sous Linux, et quasiment rien sous Mac : tout le travail de portage reste encore à faire.

Un défi : "porter" Chromium en deux semaines

Logo de WineEt c'est là que Wine rentre en scène. Wine, c'est ce programme Open-Source permettant de faire tourner des applications Windows sous Unix : il permet donc de lancer une application Windows en ".exe" sous Linux ou Mac OS X. Ce n'est pas un émulateur : il exécute le code natif du programme, mais en replaçant tous les appels à des fonctions de l'API Windows par son implémentation propre. Wine est en développement depuis plus de 15 ans, et fonctionne aujourd'hui assez bien : il fait tourner entre autres Office, Photoshop, Picasa, et même de nombreux jeux comme Oblivion ou Half-Life 2.

Dès la sortie de Chrome, pour Windows seulement, les développeurs de CrossOver (la version commerciale de Wine) se sont demandé s'il serait possible d'utiliser Wine pour faire tourner Chromium sous Linux ou Mac OS X. Après quelques jours seulement, et quelques patchs rajoutés à Wine, Chromium fonctionnait en grande partie, et permettait naviguer sur Internet. Seul bémol, le support du HTTPS, le protocole sécurisé utilisé par les sites marchants, les banques, et par de nombreux autres sites Web. Pour cela, les développeurs de CrossOver ont dû implémenter une bonne partie des fonctions du fichier "winhttp.dll", qui contient l'API Windows relatif aux connections HTTP. Une semaine de plus pour hacker vite fait une implémentation de base ; et voilà, depuis avant-hier, Chromium fonctionne totalement sous Wine.

Capture d'écran de Chromium tournant sous Mac avec Wine

Tester Chromium sous Linux ou Mac OS X

CrossOver propose de beaux paquetages pour tester Chromium ; on télécharge les fichiers, on lance tout ça, et, après un petit délai d'initialisation, la fenêtre de Chromium apparaît. Tout est étonnamment fluide et fonctionnel — on s'aperçoit à peine qu'en dessous, c'est Wine qui travaille.

Pour télécharger ces paquetages, rendez vous sur la page CrossOver Chromium, et suivez les instructions :)

Le navigateur est décidément plutôt stable — sans doute pas de quoi en faire son navigateur quotidien, mais cela fonctionne tout de même très bien.

Une opération médiatique ?

Logo CrossOverBeaucoup de commentaires ont été émis sur Internet après cette annonce. Certains se demandent notamment quel est le besoin d'avoir un navigateur Web de plus sous Linux — à plus forte raison si les développeurs de Google n'ont pas encore fait l'effort de faire un vrai portage vers d'autres systèmes. D'autres enfin se demandent si tant d'efforts investis dans le développement de Wine ne seraient pas mieux placés dans le portage natif d'application vers Linux, voire vers le développement d'applications Linux-only capables de mieux concurrencer en qualité les applications Windows. Certains dénoncent enfin un coup médiatique, qui au final n'apporte pas grand chose à Wine ou à la communauté du Libre.

Il faut voir d'abord que ce "coup médiatique" est profitable sur le long terme : le travail réalisé par CrossOver pour faire tourner Chromium va être intégré dans Wine prochainement, ce qui profitera bien sûr à Wine sur le long terme. D'autre part, ce genre de hackathlon fortement publicisé est après tout un bon moyen de motiver les développeurs, qui s'intéressent alors à des domaines peu explorés auparavant, ou trouvent une vraie motivation à déboguer des pans de code qui ne recevraient autrement pas beaucoup d'attention.

D'autre part, c'est aussi une manière de faire savoir à un large public que oui, on peut faire tourner la plupart des programmes Windows sous Linux (ainsi que sous Mac OS X et beaucoup d'autres Unix). Cette publicité profite bien sûr avant tout à CrossOver, qui édite une solution commerciale basée sur Wine, mais retombe tout de même un peu sur Wine lui-même, ainsi que sur Linux en général.

Enfin, je pense que Linux a somme toute besoin de cette compatibilité avec Windows, même si elle apporte des inconvénients ; je supporte donc plutôt les initiatives comme Wine ou Mono, qui visent à réaliser cette compatibilité. Et en attendant, même si vous ne vous servez pas de Wine au quotidien, c'est toujours l'occasion de tester Chromium facilement si vous ne disposez pas d'un Windows sous la main :)

mercredi 10 septembre 2008

L'histoire de la chaîne "User-agent"

L'User-agent, c'est ce bout de texte qu'envoient les navigateurs Web lors que chaque requête HTTP, pour s'identifier. C'est généralement assez embrouillé, mais heureusement, WebAIM est là pour nous raconter pourquoi en rigolant un peu :)

WebAIM Blog - History of the browser user-agent string

mercredi 30 juillet 2008

Synchronisation iCal / Google Calendar avec CalDAV

Logo iCalLa synchronisation de calendriers entre Google Calendar et iCal a toujours été un sujet épineux — j'en avais touché un mot dans un billet il y a quelques mois.

Mais joie, depuis quelques jours, Google Calendar propose la synchronisation des agendas par le protocole CalDAV, protocole supporté par iCal ! On peut donc désormais synchoniser ses agendas sans avoir besoin de logiciel tierce-partie. Une belle page d'explications a été mise en ligne sur le site de support de Google Calendar, et explique la marche à suivre pour rajouter des comptes CalDAV à iChat.

Ajouter un compte CalDAV à iCal

A noter toutefois quelques limitations : du côté d'iCal, on ne peut accéder qu'à un agenda par compte CalDAV — il faut donc rajouter un compte par agenda à synchroniser ; de plus, un nombre réduit d'événements de l'agenda Google peuvent ne pas s'afficher correctement dans iCal. Et du côté de Google, certaines fonctionnalités sont encore manquantes, comme la synchronisation des tâches, des notifications, ou la création de nouveaux agendas depuis iCal. Paraît-il que l'on y travaille, chez Google comme chez Apple.

Cela dit, même si la simplicité et les fonctionnalités ne sont pas encore au rendez-vous, ce système est une excellent alternative gratuite aux logiciels du type SpanningSync. And there was much rejoicing.

Source : MacGeneration

lundi 28 juillet 2008

Flurry 1.3 - Multi-écran et éditeur de templates

Capture d'écran de FlurryVous connaissez sans doute, ne serait-ce que pour l'avoir déjà vu sur un Mac, l'économiseur d'écran Flurry. Cette animation légère et superbe qui remplit votre écran d'arabesques fluides et colorées a une longue histoire : initialement écrit pour Mac par Calum Robinson, puis porté sous Windows par Matt Ginzton, il est maintenu depuis quelques années par Julien Templier. Il n'avait toutefois pas connu de nouvelle version depuis plusieurs années.

Mais aujourd'hui, behold ! Julien annonce la sortie de Flurry 1.3. Au menu des nouveautés :

  • Support du multi-écran: il est désormais possible d'assigner un Flurry différent à chaque écran
  • Flurry Editor : un éditeur de templates pour vos Flurry
  • Quelques corrections de bogues et options supplémentaires

Le multi-écran, c'est une bonne nouvelle, qui permettra de plus avoir un Flurry s'étendant bizarrement sur plusieurs écrans. Mais la grande nouvelle, c'est l'éditeur de templates : il est maintenant possible de paramétrer chaque aspect de ses Flurry : nombre de faisceaux, cycle des couleurs, vitesse, intensité, et j'en passe. On peut également exporter ses templates, et les partager avec d'autres.

A vrai dire, j'ai toujours trouvé que la version Windows de Flurry produisait des arabesques un peu moins élégantes que la version Mac — bien que les deux versions partagent le même moteur. Ceci étant manifestement dû à une configuration légèrement différente d'une version à l'autre, j'avais même jeté un coup œil aux sources, pour voir s'il n'était pas possible de tweaker un peu tout cela (la réponse était en gros "oui, mais pas facilement"). Donc joie, je vais maintenant pouvoir bricoler les paramètres pour produire un résultat aussi impressionnant que sur Mac :)

Vous pouvez télécharger la dernière version de Flurry sur la page Wincustomize de Julien. Have fun !

samedi 26 juillet 2008

Shell script pour vérifier sa connexion Internet

Les serveurs DNS principaux de Free étaient down hier soir (peut-être un problème lié à la récente faille DNS ?) ; les sites étaient accessible par IP, mais pas par nom de domaine. Et sans Internet, pas moyen de récupérer l'adresse de serveurs DNS alternatifs, du genre OpenDNS...

Bref, au lieu de rester devant mon ordinateur à attendre que cela revienne, j'ai tapé dans un Terminal (bash) :

until (ping -a google.com) ; do true ; done

Ce script essaie de pinger google.fr tant qu'il n'y arrive pas, et émet un bip par ping lorsque le site redevient accessible. Lorsque le réseau se remet à fonctionner, on est donc averti par une série de bips.

On peut également limiter le nombre de pings, pour limiter le nombre de beeps lorsque la connexion revient — tout cela en une ligne de commande. Décidément, vive le shell script !