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lundi 24 novembre 2014

Squatconf

Quelques notes prises pendant la Squatconf, par Oli Evans. On y parle de vie privée, de chiffrement, de décentralisation, des outils techniques et théoriques pour y arriver.

http://blog.tableflip.io/squatconf-information-wants-to-be-free/

Quelles langues enseigner à l'école ?

Tiens, au passage : en 2005, au HCE (Haut Conseil de l’Éducation), on se demandait quelle langue(s) enseigner à l'école et utiliser pour la construction européenne. Tout-anglais ? Plurilinguisme ? Langue commune ?

Alors F. Grin a étudié les différentes options ; notamment en terme d'impact économique. Le résumé en une page.

http://esperanto-france.org/presse/communiqueGrin.pdf

Espéranto

Et donc j'ai passé le week-end à discuter en espéranto.

Après seulement deux mois d'apprentissage tranquille (genre lire une méthode un soir sur deux, ou trouver des sous-titres en espéranto pour "Mon voisin Totoro"). Et venant de quelqu'un fâché avec les langues, et qui a toujours eu du mal avec ça.

La vitesse à laquelle on peut arriver à un niveau de conversation, c'est fou ; c'est vraiment facile.

samedi 18 octobre 2014

HTTP 2.0

HTTP 2.0 est une évolution majeure du protocole HTTP. On me signale un document pour comprendre un peu ce que ça implique, les problèmes que HTTP2 cherche à résoudre, uand est-ce que ça sera disponible… Ça se lit assez bien.

http2 - Background, the protocol, the implementations and the future

Pour résumer :

  • ça fonctionne déjà dans Firefox (par exemple sur twitter.com)
  • ça devrait réduire l'overhead du TLS,
  • ça devrait enterrer une bonne fois pour toute le spriting et la concaténation de fichiers JavaScript \o/

jeudi 16 octobre 2014

À propos de la publicité

Une amie, qui travaille sur un mémoire au sujet de la publicité en ligne, m'a transmis un sondage de quelques questions. Est-ce que vous trouvez la publicité en ligne intrusive ? Que faire pour l'améliorer ? Qu'est-ce qui peut rendre la publicité en ligne plus pertinente ?

Je crois que je me suis un peu lâché sur la question de la publicité en ligne d'une manière générale. Attention, roman. N.B. : ces opinions n'engagent que moi.

Selon vous, que faut-il changer dans le mode de publicité en ligne ?

Les incitations ; le modèle.

Pour moi le problème est double. Il y a d'une part, au 1er degré, le côté intrusif de la publicité en ligne. Les bannières qui masquent l'écran, ce qui scintille, le fait que seule une petite partie de la page soit dévolue au contenu, et que la pub occupe la majeure partie de l'espace.

C'est un problème, mais ça se règle assez facilement avec AdBlock. Je l'installe sur mon ordinateur, sur ceux de toute ma famille, et la pub disparaît, on n'en parle plus. Du coup j'aimerais bien voir le problème des publicités intrusives résolu pour tout le monde (et pas seulement pour les gens qui ont installé AdBlock), mais c'est un problème mineur.

En revanche, le gros problème pour moi, c'est que le mode principal de financement sur Internet soit la publicité. Ça entraine des conséquences moins visibles, mais beaucoup plus pénibles :

- les sites sont encouragés à faire des pages pour la pub, plutôt que pour le contenu. Par exemple les journaux qui font des articles alléchants mais vide de contenu, juste pour que les gens cliquent dessus. Les articles coupés en trois pages, juste pour afficher trois fois de la pub. Je préfèrerais que les journaux aient plus d'intérêt à écrire de bons articles plutôt que des articles courts et publicitaires.

- pour maximiser les revenus, les régies publicitaires sont incitées à pister les utilisateurs en ligne, à travers des sites web différents. Facebook, Google ou Criteo savent quels sites je visite, et ceux qui m'intéressent. Partout où une pub est affichée, la régie enregistre que j'ai visité ce site. Les régies savent donc que je m'intéresse aux jeux vidéos, à l'actualité (pas grave), et aussi au dépistage du cancer (mmm), aux sites de rencontres extra-conjugales (oups) ou aux mouvements de soutien des sans-papiers (tiens tiens). J'imagine sans peine les mauvaises utilisations qui peuvent être faites d'un tel fichier. Et je préfèrerais que personne n'ait intérêt à collecter et à croiser ce genre d'informations sur les gens.

- les gens sont encouragés à donner eux-même ce contenu personnel, et sont pisté avec. Par exemple, si sur Facebook j'ai toujours caché mon homosexualité (parce que ce ne sont pas les oignons de mes parents), Facebook sait malgré tout que j'ai des amis homosexuels, va en déduire que j'ai de fortes chances de l'être, et va m'afficher des publicités pour des sites de rencontre gay. Je préfèrerais que Facebook ait intérêt à me mettre en contact avec mes amis, plutôt que d'inciter mes amis à lâcher le maximum d'informations possibles sur eux.

- une quantité phénoménale de gens très créatifs et très intelligents travaillent dans la publicité : pour créer des campagnes, pour pister les gens, pour optimiser les algorithmes qui décident d'afficher telle pub à tel ou tel moment. Je préfèrerais que ces gens très créatifs aient plus intérêt à faire de l'art plutôt que de la publicité, et que les gens très intelligents aient plus intérêt à chercher comment améliorer le monde plutôt que de décider s'il faut afficher une publicité, à qui et quand.

Bref, je préfèrerais que la publicité ne soit pas le modèle économique dominant sur Internet, parce que je pense qu'elle produit beaucoup d'incitations à faire de mauvaises choses. Et je préfère des systèmes où la manière de gagner de l'argent n'est pas la publicité.

À titre d'exemple, je travaille sur un site de réservation de billets de trains. Contrairement à Voyages-SNCF, ce site n'affiche pas de publicités.

Pourquoi ? Parce que sa source de revenu est uniquement la vente de billets. Plus le site vend de billets, plus il gagne d'argent, et c'est tout. Il n'a dont pas intérêt à mettre de la publicité : ça embêterait les gens, et ça rapporterait moins d'argent.

Après il s'agit aussi d'une entreprise qui place de la publicité pour elle-même sur Internet. Comme quoi je ne suis pas à l'abri des contradictions. Mais malgré tout ça me semble un pas dans la bonne direction.

mardi 15 juillet 2014

À Grande Vitesse

Petite présentation de l'application iPhone de Capitaine Train. À votre avis, si vous êtes un nouvel utilisateur, combien de temps faut-il pour chercher et réserver un billet prêt à être payé ?

mardi 24 juin 2014

Un nouveau design pour la version web de Capitaine Train

Capitaine Train vient de mettre à jour son site Web, avec un nouveau design pour rafraîchir l'apparence du site qui n'avait pas bougée depuis les premières versions publiques, il y a trois ans.

Nous avons passé beaucoup de temps avec Cédric Raud à implémenter les détails de cette nouvelle version. Ce n'est pas qu'un coup de peinture : partout où nous pouvons, nous avons simplifié, ajusté, rendu l'interface plus claire et plus évidente.

Au fil du temps nous avions identifié beaucoup d'endroits où un texte explicatif était nécessaire : la création d'un passager, l'ajout d'une carte de réduction, l'ajout d'un billet dans le panier… Et nous avons essayé de rendre plus évidente ces opérations. Parce qu'un utilisateur ne devrait pas avoir à apprendre à se servir d'un site Web : chaque utilisation, y compris la première, doit être évidente.

Par exemple, quand vous réservez un billet, une animation permet d'identifier le billet qui vient juste d'être ajouté au Panier.

Capitaine Train - Ajouter un billet au Panier

Et lorsque vous créez un passager, nous vous proposons en même temps d'ajouter une carte de réduction ou de fidélité — plutôt que de faire apparaître un dialogue séparé.

Capitaine Train - Créer un passager

Ici et là, des animations indiquent quels sont les éléments affichés, et d'où ils proviennent. Nous n'avons pas voulu saturer l'interface d'animations inutiles, qui ralentissent le site pour un simple effet visuel, mais donner du contexte là où c'est nécessaire.

Cette sortie en grande pompe n'est que le début : maintenant que les bases sont là, nous allons encore simplifier et améliorer au fur et à mesure. On a déjà plein d'idées. Merci encore à Cédric Raud et Mikael, c'est un plaisir de travailler avec vous.

mercredi 5 mars 2014

Dix photos de Palestine

Noël dernier, j’étais à Bethlehem. Chaque année, il y a ce camp-chantier organisé par une association palestinienne, avec une vingtaine de volontaires internationaux : pendant dix jours, on creuse le matin, on déplace des pierres, on plante des arbres — et l’après-midi on va se promener, on visite les alentour, des palestiniens viennent nous parler de leur vie, ou de l’histoire du pays.

J'ai enfin mis en forme une dizaine de photos de mon passage là bas, avec quelques notes — si ça vous intéresse, ça se trouve ici :

Dix photos de Palestine — un aperçu des territoires occupés

Bonne lecture !

samedi 19 octobre 2013

Que choisir pour de l'UI : XIBs / Storyboards / Code

Écrire ses interfaces graphiques en code, ou utiliser des XIBs ou des Storyboards : chaque méthode a ses forces et ses faiblesses. Que choisir pour quel cas d'usage ?

Ce diaporama a servi de support à un débat collectif lors de la réunion CocoaHeads Paris d'octobre 2013.

vendredi 26 avril 2013

Fail better — Presenting errors in Cocoa

Here are the slides of the talk I gave at CocoaHeads Paris in April.

It's OK for software to fail — but it should display helpful errors. And the "helpful" part is not optional. "-presentError:" is a nice API to build powerful mechanisms for presenting helpful errors in Cocoa applications.

The "Demo" part is available on GitHub. A good implementation of -presentError: on iOS can also be found there: github.com/hectr/ErrorKit

jeudi 21 mars 2013

Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier

Cet article a l’ambition impossible de proposer un panorama assez complet des différentes formes de sexisme sévissant dans les communautés geeks; le sujet étant extrêmement vaste et protéiforme, l’article est massif en conséquence. Il comprend beaucoup d’exemples tirés du milieu gamer (…), cependant il est essentiel de comprendre que les mécanismes à l’œuvre sont les mêmes dans les communautés voisines – comics, hacking, programmation, JdR, Logiciel Libre… – communément regroupées sous l’appellation « geek ». Installez-vous confortablement, on en a pour un moment.

Effectivement, il y en a pour un moment : un bien bel article, en longueur, très illustré, truffé d'exemples, pertinent. Bonne lecture.

Sexisme chez les geeks : Pourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier, par @Mar_Lard

jeudi 5 avril 2012

Application ePresse 2.0

Logo ePresse v2La version 2 de l'application ePresse est sortie ce matin. Ce kiosque de la presse française propose onze titres (quotidiens nationaux et magazines), et de nombreux autres sont à venir.

Je suis assez fier des moyens techniques mis en œuvre sur cette application ; j'espère que vous apprécierez la navigation dans le catalogue et la bibliothèque, ainsi que la lecture haute-résolution sur un écran Retina.

À titre d'offre de bienvenue, l'application vous offre tous les titres pendant une semaine.

Télécharger gratuitement ePresse sur l'AppStore

jeudi 19 janvier 2012

Linotype: Le film

Après un bref aperçu créé l'année dernière (que j'avais partagé sur le défunt Google Reader), voici la bande-annonce complète du film "Linotype", dédié aux machines d'imprimeries du même nom.

La mécanique est fascinante.

mercredi 18 janvier 2012

Vérifier les liens dans un mail

Comme j'en avais assez d'envoyer des mails contenant des liens morts, j'ai écrit un petit utilitaire pour résoudre ce problème.

Il installe un élément "Vérifier les liens" dans le menu "Services" de Mac OS X.

Lorsqu'un texte est sélectionné dans Mail (ou dans n'importe quelle application Cocoa), l'élément "Vérifier les liens" va extraire les liens contenus dans le texte, vérifier qu'ils sont accessibles, et afficher le résultat du test.

Pour l'instant, ça ne fonctionne qu'avec les liens qui sont seuls sur une ligne de texte. Mais c'est déjà ça. Si ça peut vous être utile…

Télécharger "Vérifier les liens.workflow"

mardi 3 janvier 2012

L'éducation populaire ou l'obligation de subversion

Transmis via Solidarités-Jeunesses, un message qui me tient à cœur :

Par quelque biais qu'on pose la question, la conclusion s'impose: l'éducation populaire ne peut échapper à sa vocation profonde: la subversion. le mot peut faire peur.

On le voit la loi Sapin annonce l'arrivée du privé dans le loisir et la culture: si un maire est obligé (ou a le droit) de soumettre l'attribution d'un équipement d'éducation populaire à un appel d'offre, ou un marché concernant le loisir, ou les vacances, ou le théâtre... comme pour n'importe quel marché public, on ne voit pas ce qui empêcher le privé de se mettre sur les rangs et de dire: je fais mieux et moins cher! La seule réponse à ce défi est dans ce qui fait depuis toujours la légitimité de l'éducation populaire et de l'associatif: la faculté à subvertir. Cela, le secteur marchand ne le fera jamais. (...)

Mais qu'entendons par "subversion"? Seraient-ce les restes du Grand Soir? Non, bien sûr. Cela peut aussi s'appeler citoyenneté, ou politisation ou tout simplement...idéal. Après des décennies où le terrain de la politisation fut occupé par des groupes extrémistes, il peut être utile de rappeler qu'on peut être politisé sans vouloir pendre tous les bourgeois.

L'auteur rappelle alors la déclaration de Villeurbane, rédigée en 1968 par les patrons du théâtre public d'alors avec cette définition de la "subversion" :

"Tout effort d'ordre culturel ne pourra plus que nous apparaître vain aussi longtemps qu'il ne se proposera pas expressément d'être une entreprise de politisation: c'est-à-dire d'inventer sans relâche, à l'intention du non-public, des occasions de se politiser, de se choisir librement, par delà le sentiment d'impuissance et d'absurdité que ne cesse de susciter en lui un système social où les hommes ne sont pratiquement jamais en mesure d'inventer leur propre humanité." (...)

Tant il est vrai qu'à la fin, la seule question est bien d'humaniser la société.

Jacques Bertin, in Politis, Le retour de l'utopie, hors série, février-mars 2000