Le diable et l'autre

Le diable en partageL’autre samedi — il y a longtemps, trop longtemps déjà —, je suis allé voir le Diable en partage, au Théâtre du soleil. Cette pièce se donne dans le cadre du festival Premiers pas, organisé par la Cartoucherie : on donne à quelques troupes un théâtre pour monter leur premier spectacle ; chaque soir, une ou deux troupes jouent, les autres tiennent le théâtre, le bar où l’on peut grignoter un morceau, s’occupent des deux chats noirs, etc. Si vous avez envie, allez donc voir le site du festival et lire le manifeste, ça mérite d’être vu. Chouette projet, de ceux qui font dire qu’il y a des gens bien de part le monde.

Déjà, c’est l’atmosphère de la Cartoucherie le soir : la nuit, la navette qui nous emmène à travers le bois de Vincennes, les cinq minutes de marche entre les différents théâtres — puis on passe à travers une lourde toile tendue en guise de rempart contre le froid, et on se retrouve dans une grande salle. De hautes toiles délimitent l’espace ; au centre, des tables et des bancs ronds ; quelques grandes lampes à gaz, qui diffusent une chaleur calme, réchauffent les dîneurs. De part et d’autre des tables, un bar rudimentaire, et une femme en boubou qui propose des tisanes à l’hibiscus ou au gingembre, au dessus de panneaux en vantant les mérites sur les rêves et la santé. On peut prendre un plat ou un verre en attendant le spectacle, ou simplement s’assoir sur un des confortables bancs et laisser un des chats noir ronronner sur ses genoux.

Venons en au spectacle. Le Diable en partage, donc : une pièce contemporaine, sur le destin d’une famille yougoslave un peu éclatée. Les réactions de chacun face à la guerre : ceux des fils qui combattent, ceux qui fuient la guerre, les parents qui rient ou pleurent, ou font comme si de rien n’était, la fiancée musulmane qui doit résister à la violence qui rampe. Parfois drôle, parfois tragique, et toujours ce contraste entre la guerre, qui détruit les choses et les gens, et la vie qui continue, les gens qui se font à ses situations absurdes et les vivent comme le quotidien.

Le texte est très bien écrit, et très bien joué. On disait autour de moi que la pièce méritait salle comble tous les soirs, et je soutiens : on passe une très bonne soirée. Et savez-vous quoi : ça se donne toujours, du 23 au 29 novembre. Si vous êtes sur Paris, réservez une de vos soirée, ça vaut vraiment le coup.

Kitsch

“Avant d’être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c’est la station de correspondance entre l’être et l’oubli.”
Milan Kundera - L’Insoutenable légèreté de l’être

Hier, Guy Môquet a été, une fois de plus, changé en kitsch. Totalement — même si, on l’espère, pas définitivement. Un homme, à peine, jeune, sensible ; bricolez-en un héros de l’Education Nationale, vous en ferez de l’authentique bouillie commémorative, de la pure, de la vraie.

Rsizr - Content-Aware Image Resizing

Une vidéo circulant depuis quelques semaines sur le Web fait grand bruit
elle fait en effet la démonstration d’un étonnant algorithme de redimentionnement d’images, qui préserve le contenu et les proportions des objets de celle-ci (voir vidéo ci-dessous).

Rsizr
logoRsizr, une application Flash au nom typiquement 2.0, propose aujourd’hui de tester cette technologie en ligne. Envoyez une image, et prenez les commandes du logiciel pour réduire ou agrandir sans perdre les proportions ou le contenu. L’application dispose également de deux outils présentés dans la vidéo, l’un pour préserver une portion de l’image de tout redimentionnement excessif, l’autre pour effacer une portion de l’image — le résultat est surprenant.

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Molière académie

Un nouveau concept de Novarina, lancé depuis une semaine : la Molière Académie. Un site pro, Benoît Solers, plein de gens, de vidéos et de contenu… Tout cela monte en puissance, et on sent la qualité du partenariat avec Dailymotion.

[![moliere-academie](http://www.moliere-academie.com/site/banniere/bannierMA.gif)](http://www.moliere-academie.com/site/ "moliere-academie")

Temps libre

Ajouté depuis quelques jours à mon agrégateur RSS, le blog de Boulet. J’ai lu une bonne partie des archives hier, et décidément, certaines planches sont d’anthologie (Cela dit je devrais arrêter : se mordre les lèvres de rire derrière mon écran, ça ne sied pas au cours de comptabilité de gestion. Du tout.)